LawReport.chLawReport.ch
ThèmesPersonnesInstitutionsLaw BlogLaw Community
DEOriginalENFRITRM
ProfilMon profil
LawReport.chLawReport.ch
ThèmesPersonnesInstitutionsLaw BlogLaw Community
Langue
DEOriginalENFRITRM
LoginMon profil
Traduction IAEn cas de divergence, la version originale allemande fait foi.Original allemand →
Law Blog

La médiation par des tiers n'exclut pas la garde partagée.

La médiation par des tiers n'exclut pas la garde partagée : analyse spécialisée neutre du droit de la famille et de la procédure en Suisse axée sur les critères, les preuves, l'intérêt de l'enfant et les procédures équitables.

Sun Sep 13
Source
01
BGE 142 III 612 ↗

14.09.2026 02:34:01 · Europe/Zurich · indexée

02
5A_748/2022 ↗

14.09.2026 02:34:01 · Europe/Zurich · indexée

03
5A_102/2025 ↗

14.09.2026 02:34:01 · Europe/Zurich · indexée

L'intervention de tiers n'exclut pas la garde partagée

La garde alternée n'est pas automatique en Suisse et n'est pas un privilège d'un parent. L'intérêt supérieur de l'enfant est déterminant. Si un parent ou l'enfant, en cas d'autorité parentale conjointe, demande une garde partagée, le tribunal doit examiner la possibilité d'une telle solution au regard des circonstances concrètes.

Parmi les critères récurrents de la jurisprudence du Tribunal fédéral figurent la capacité éducative des deux parents, leur capacité de communication et de coopération en matière d'enfant, la situation géographique, la prise en charge antérieure, la stabilité, l'âge de l'enfant, les relations entre frères et sœurs et l'environnement social. La communication peut également se faire par écrit ; le recours à un intermédiaire tiers n'exclut pas non plus une garde alternée.

Particulièrement important : la seule opposition d’un parent à une garde partagée ne constitue pas en soi une incapacité de coopération. Il est décisif de déterminer si un conflit parental grave affecte également d’autres intérêts de l’enfant au point que la solution de garde pèse manifestement sur l’enfant. Par conséquent, un tribunal ne devrait pas se contenter de constater l’existence d’un conflit, mais doit examiner sa manifestation concrète, ses causes et ses répercussions sur l’enfant.

Le fait qu'un parent entrave la communication, retienne des informations ou fasse obstacle aux accords de prise en charge doit être évalué sans considération de genre. De tels comportements peuvent être pertinents pour le pronostic, mais ne doivent toutefois être attribués de manière générale ni à la mère ni au père. Les affirmations doivent se référer à des faits concrets et vérifiables.

Pour une décision équilibrée, il convient donc de comparer quelles prestations de prise en charge chaque parent peut réellement assurer, comment les remises sont organisées, comment l'école et les questions médicales sont coordonnées et quelle solution permet à l'enfant, à long terme, d'avoir de la stabilité et des relations solides et durables avec les deux parents.

Jurisprudence: BGE 142 III 612; BGE 142 III 617; Bundesgericht 5A_748/2022 vom 9. Februar 2023; 5A_195/2024 vom 9. Oktober 2024; 5A_102/2025 vom 20. März 2026.

Articles complémentaires

Article de fond rédactionnel. Pas de conseil juridique individuel. Avant publication, vérifier à nouveau l'état de la loi et de la jurisprudence ainsi que les sources.

Débloquer l’article complet

Cet article coûte CHF 27.75 nets + 8.1% de TVA = CHF 30.00 bruts. Paiement unique via Stripe. Aucun forfait mensuel.

Se connecter
LawReport.chLawReport.ch
ConfidentialitéMentions légalesPolitique des cookiesSignaler une correction
© 2026 LawReport.ch